Pour l'e-mail, le gagnant est presque toujours le JPG — avec le PNG comme exception pour les logos, les captures d'écran et tout ce qui nécessite de la transparence. Voilà toute la recommandation. La raison tient à deux choses qui comptent plus pour l'e-mail que pour le web : la compatibilité universelle et le poids total du message.
Pourquoi le JPG l'emporte pour l'e-mail

Les clients de messagerie sont une ménagerie. Les gens lisent leurs messages dans Outlook, Gmail, Apple Mail, un logiciel d'entreprise vieux de dix ans, et des téléphones dont vous n'avez jamais entendu parler. Le JPG est le seul format matriciel que tous, sans exception, affichent sans broncher. Il compresse aussi bien les photos, ce qui maintient votre message sous les plafonds de taille imposés par les serveurs de messagerie.
Ces plafonds sont réels et plus stricts qu'on ne le croit :
| Service | Limite de pièce jointe typique |
|---|---|
| Gmail | 25 Mo |
| Outlook / Microsoft 365 | 20 Mo |
| Yahoo Mail | 25 Mo |
| De nombreux serveurs d'entreprise | 10 Mo ou moins |
Et c'est le plafond. En pratique, un message plein d'images énormes est lent à envoyer, lent à recevoir, et parfois silencieusement rejeté. Quelques JPG bien compressés gardent tout fluide.
Quand utiliser le PNG à la place

Optez pour le PNG quand l'image est :
- Une capture d'écran avec du texte — le JPG bave sur les lettres ; le PNG les garde nettes.
- Un logo ou une icône aux couleurs franches ou au fond transparent.
- Un schéma ou un graphique aux bords nets.
Les fichiers PNG de photos sont volumineux, alors ne l'utilisez pas pour des photographies. Mais pour des graphiques nets, le PNG rend mieux et compresse souvent plus petit qu'un JPG du même graphique.
Ce qu'il faut éviter
- WebP et AVIF dans l'e-mail. Ils sont excellents sur le web, mais certains clients de messagerie ne les affichent toujours pas en ligne ou en aperçu. Ne faites pas deviner votre destinataire. Tenez-vous-en au JPG/PNG pour tout ce qui passe par e-mail.
- Les originaux non compressés tout droit sortis d'un téléphone ou d'un appareil photo. Une photo de téléphone moderne peut peser 5 à 12 Mo. Trois d'entre elles dépassent instantanément une limite d'entreprise.
- Intégrer des dizaines d'images en pleine taille dans le corps du message. Si vous en avez beaucoup, mettez-les dans un zip ou partagez un lien.
Allégez avant d'envoyer
Deux étapes rapides règlent presque tous les e-mails trop lourds :
1. Redimensionnez les dimensions. Une photo n'a pas besoin de faire 6000 pixels de large pour être vue dans un e-mail. La réduire à 1600–2000 px sur le grand côté allège considérablement le fichier tout en restant nette sur n'importe quel écran.
2. Compressez. Après le redimensionnement, passez-la à la compression pour extraire le reste. Pour le JPG, une qualité autour de 80 % est invisible à l'œil mais bien plus légère sur le réseau.
Vous pouvez faire les deux dans votre navigateur sans rien téléverser. Le compresseur d'images réduit le poids du fichier (et ne produit jamais quelque chose de plus gros que l'original), tandis que le convertisseur d'images change de format — par exemple une lourde photo PNG en un JPG allégé. Les deux fonctionnent localement grâce à Canvas, ne nécessitent aucun compte, et marchent hors ligne après la première visite : vos pièces jointes privées ne quittent jamais votre appareil.
La règle empirique
Une photo dans un e-mail ? JPG, qualité autour de 80 %, pas plus large que ~2000 px. Une capture d'écran, un logo ou un schéma ? PNG. Gardez tout le message confortablement sous la limite de votre destinataire — visez quelques Mo, pas des dizaines — et il arrivera vite et s'affichera partout. Réservez le WebP et l'AVIF à votre site web, où ils sont à leur place.
